La société « Punu » de la période antécoloniale est riche de la présence de la divinité et des ancêtres qui communiquent étroitement avec les vivants à travers des rites initiatique et pratiques traditionnelles. L'organisation et tous les aspects de ceЅ riteЅ appartenant à notre communauté sont régis par la coutume.
De ce point de vue, à partir de nos connaissances et de nos recherches personnelles, nous présenterons le maximum d’aspects relatifs au rite initiatique appartenant à notre communauté ( ici la communauté choisie est celle des « Punu ») .
Pour ce faire, nous présenterons d’abord le rite du point de vue géographique avant que de passer au vif du sujet. En voyant dans un premier temps, le matériel initiatique, ensuite le rite initiatique proprement dit, pour terminer avec les serments et les interdits.
C’est, avec Mr Bruno KOUMBA né en 1965 à Moabi dans l’Ouest de la Nyanga, notre informateur, que nous allons découvrir tout ces éléments relatifs au rite « Bwiti » chez les « Punu ».
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Si les plantes de la foret gabonaise constituent un élément indispensable à la vie sylvatique, elles sont aussi les accessoires indispensable des rites. Depuis les coutumes, jusqu’au statuettes rituelle, en passant par le breuvage d’initiation, le instrument de musique, sans parler, évidemment, de temple, tout n’est que bois, fibre, écorce, racine, feuille, etc.
Il faut dire qu’il n’est pas rare de voir certaine plante constituer de véritable panacée : chaque partie du végétal, trouve on emploi dan le besoin de chaque jour. Ici, les initiés du « Bwiti » ne considèrent cependant dont pas moins l’iboga comme n’étant une plante douée de propriété merveilleuse. Si, l’iboga et la plante rituelle, par excellence, il ne faudrait cependant pas croire qu’elle fut la seule à qui l’on attribue de telle propriété présentant un intérêt tout spécial.
Il faut ajouter à ces plantes l’usage des préparations rituelles, alimentaire, ou non, cuites ou crues. Notamment, ce que nous appelons le « bisiému ». Ce mélange auquel on adjoint souvent de l’argile « pembi» et de la poudre de bois rouge.
Dan ce que nous allons appeler le fards rituel, nous prendrons le plu connu qui est certainement la poudre de bois rouge « munguli ». Cette poudre est obtenue par le frottement de deux morceaux de bois rouge ; on la délaye pour l’usage, dans un peu d’eau, d’huile de palme, etc.
Pour conclure avec ce qui est du matériel initiatique, nous nous intéresserons au « mubati » (ibari) qui est un tout petit bout de pagne pas entre les jambes. Le « ibari » et la plus simple expression du costume d’initiation chez les adeptes du « Bwiti ».
Le « Bwiti », rite initiatique que nous avons choisi dans le cadre de notre travail, a une cérémonie un peu particulière. Dan cette partie, nous tenterons de montrer comment se déroule ce rite initiatique chez les « punu » de Moabi.
Ici, la cérémonie est à la fois secrète et publique en ce que les réjouissances publiques interviennent dans l’initiation. L’initiation au « bwiti » proprement dit est très dure, il faut passer par des étapes douloureuses, et de brimades, que l’on ignore du fait de sa partie secrète. L’élément fondamental ici est l’absorption d’une plante appelé « iboga ». Durant l’initiation les aspirants portent un « ibari » et du raphia autour des épaules. Pour ce qui est de l’organisation, il y a plusieurs grades hiérarchiques : les aspirants, les initiés se nomment « bandzi » et le chef de la secte, « tadje ngang ».
En fait, c’est après la consommation de l’iboga que le « bwiti » se révèlerait aux « bandzi » sous les formes les plus macabres. Tout ceci accompagné de plusieurs chants initiatiques.
Pour ce qui est des séances publiques, celles illustrées par des réjouissances au soir venu, il faut noter que c’est au cours de celle-ci que les initiés montrent leur talents d’agilité et de souplesse. C’est ici l’occasion pour les « bandzi » de faire le tour du « dibandzi » ou du village avec leurs torches à la main. Au cours de cette soirée, interdiction formelle est donnée à tous de se rendre dans sa case.
Pour ce qui et de cette troisième partie, nous plancherons sur les serments et les interdits. En ce qui concerne le interdit, nous nous attaquerons aux interdits rituels et non coutumiers. Ici, le néophyte ne peuvent e coucher sur un lit ou une couchette quelconque, non seulement durant l’état, d’ébriété provoque par l’iboga, mais aussi pendant tout le temps consacre à l’initiation. Il et aussi interdit au récipiendaire de ‘asseoir sur le même siège que ceux des femmes. Il est défendu aux nouveaux initiés, de prendre de bain, de ablution. Du point de vue alimentaire, le « bandzi » ne mange pas de aliment cuit à l’eau mais plutôt ou le cendre. Ainsi, il ont prive de certain aliment qui font office de totem.
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En définitive, le « Bwiti », pratiqués comme rite initiatique chez les « Punu », emprunté aux peuples voisin, est un des rites les plus en vue chez les « Punu ».